Brèves   (par ordre chronologique)

 

  • 13/02/2012
  • » Espoir de guérir la surdité infantile avec les cellules ombilicales

    C’est ce qu’indique Les Echos, qui fait savoir que « la médecine aux Etats-Unis place de grands espoirs dans les cellules souches du sang du cordon ombilical pour traiter voire inverser une forme de surdité congénitale des nourrissons, après le démarrage d'un premier essai clinique ». Le journal note que la FDA « a donné son feu vert à cet essai en janvier et le premier de dix patients - âgés de six semaines à 18 mois - a déjà été enrôlé dans l'étude ». Les Echos explique qu’« il s'agit d'un essai clinique de phase 1 devant être mené au Texas pendant un an pour évaluer la sûreté de ce traitement qui consiste à greffer des cellules souches provenant du cordon ombilical de l'enfant pour traiter la surdité de perception. Cette surdité résulte d'une lésion des organes sensoriels dont les cellules de l'oreille interne et le nerf cochléaire ». Le quotidien relève que « la décision de procéder à cet essai clinique s'appuie sur des études prometteuses menées sur des souris montrant que la greffe de ces cellules souche […] a permis de reconstituer les structures de l'oreille interne de ces animaux. En outre, ce traitement […] a aussi permis de restaurer dans quelques cas l'ouïe d'enfants souffrant de surdité de perception, confortant l'espoir que cette approche pourrait rétablir une audition normale ». Le Dr Sami Fakhri, de la faculté de Médecine du Texas à Houston, qui conduit l'essai clinique, parle ainsi de « premiers résultats encourageants » et estime que « cette thérapie cellulaire pourrait potentiellement restaurer une audition normale » chez ces enfants. Les Echos se penche sur le cas d’un petit garçon de 2 ans « qui a subi des dommages du cerveau après avoir été privé d'oxygène lors d'un accouchement difficile. […] Finn souffrait de défaillance d'organe, de problèmes respiratoires et sa paralysie cérébrale l'empêchait de se tourner, de ramper, de tenir sa tête droite, de parler et de manger ». « Alors que ses parents désespérés cherchaient un moyen d'aider leur fils, ils ont découvert en lisant des articles que des études montraient que des greffes de cellules souches ombilicales pouvaient aider des enfants atteints de paralysie cérébrale. […] Ils ont donc décidé de faire enrôler leur fils dans un essai clinique testant des greffes de cellules souche ombilicales pour traiter la paralysie cérébral », poursuit le journal. Le quotidien indique que « le petit Finn a reçu la première greffe en 2009 à 7 semaines et une seconde 6 mois plus tard. C'est alors que ses parents ont remarqué un changement. Outre une amélioration générale de son état, il a commencé à vocaliser les sons et de toute évidence à entendre des chansons ou des histoires, raconte sa mère. La dernière greffe a eu lieu en septembre 2010, à 1 an. Quatre mois après un test acoustique a donné des résultats normaux ».

  • 7/01/08
  • » Bientôt une « pilule contraceptive exempte d'hormones » ?

    Le Monde indique que « d'ici à quelques années, les femmes disposeront peut-être d'un nouveau contraceptif oral. Sans hormones, et donc dépourvu d'un certain nombre d'effets secondaires de la pilule traditionnelle ». Le journal explique qu’« actuellement testé sur des cellules humaines et sur des souris, ce composé prometteur a été présenté par Zev Williams et son équipe du Brigham and Women's Hospital (Boston, Etats-Unis), lors du congrès annuel de l'American Society of Reproductive Medicine, en octobre 2007, à Washington ». Le Monde note que « cette approche utilise la technique dite "de l'interférence ARN". Un procédé qui permet, en "faisant taire" un gène, de bloquer la production d'une protéine indispensable à l'adhésion des spermatozoïdes à la surface de l'ovule ». Le quotidien relève que si l’expérimentation chez la souris fonctionne, « il sera temps d'envisager l'étape suivante : l'expérimentation chez la femme, par patch ou par capsule vaginale ».

    » « Les «pharma-singes» d’Ouganda »

    Le Point remarque dans un court article que « dans la forêt ougandaise, des chimpanzés montrent aux hommes où chercher des médicaments antipaludéens, antitumoraux et vermifuges ». Le magazine note ainsi que « nos cousins savent quelles écorces ou quelles feuilles manger pour soigner leurs bobos ». L’hebdomadaire explique qu’« à Kibale, Sabrina Krief, vétérinaire et maître de conférences au Muséum national d’Histoire naturelle de Paris, surveille attentivement un groupe d’une cinquantaine de primates depuis quelques mois ». « Dès que l’un d’eux présente un malaise, la chercheuse le fait pister par des membres de son équipe. […] Chaque herbe, chaque feuille et chaque écorce mangée par l’animal malade sont fidèlement répertoriées ; urines et selles sont scrupuleusement prélevées pour analyses » continue Le Point. Le magazine note que « l’examen de [certaines] plantes a montré qu’elles possédaient des qualités vermifuges ou antipaludiques. Reste à isoler les molécules actives et à vérifier si elles peuvent servir à fabriquer des médicaments pour l’homme ».

  • 3/12/07
  • » La greffe du cœur a 40 ans

    Denis Sergent observe en effet dans La Croix que « la première greffe du cœur a eu lieu il y a 40 ans exactement », réalisée par le Pr Christian Barnard, en Afrique du Sud, sur un patient qui « vivra 18 jours ». Le journaliste note qu’« à l’époque, l’opération était considérée comme presque inimaginable, à tout le moins très osée », et relève que « depuis, des milliers de greffes cardiaques ont eu lieu de par le monde. Essentiellement aux États-Unis et en Europe ». Denis Sergent précise que « de nos jours, en France, 4 000 personnes environ vivent avec un cœur greffé », puis livre les témoignages de plusieurs greffés. Le journaliste cite en outre Christian Cabrol, auteur de la première transplantation cardiaque en Europe en 1968, qui remarque que « le nombre de ces greffes avoisine les 400 par an, et celles à la fois de cœur et de poumon, les 200 ; mais les listes d’attente sont encore longues ».

  • 23/11/07
  • » Erreur médicale

    Un drame qui vous rappelle toute l'importance de la pharmacocinétique dans l'utilisation des médicaments.

    Le Parisien indique qu’une praticienne de 32 ans, ancienne interne à l’hôpital Necker (Paris), « accusée d’avoir commis une erreur de prescription fatale à un nourrisson de 6 mois [en septembre 2004], est jugée pour «homicide involontaire» ». Le journal note que l’enfant avait été admis au service de cardiologie pédiatrique de Necker, suite à des « vomissements et des battements trop rapides du cœur ». Le quotidien relève qu’après des manœuvres vagales, « l’interne fait injecter par intraveineuse la quantité de Cordarone que l’on doit normalement administrer par la bouche. Une erreur de dosage mortelle ». Le Parisien rend compte des débats au Palais de justice de Paris, hier, lors desquels la praticienne a notamment déclaré : « On ne m’a jamais informée de la dangerosité de la Cordarone pendant les cours dispensés à Necker en 2004 ». « Ce que dément l’hôpital », ajoute le quotidien, qui cite Daniel Sidi, chef du service de cardiologie pédiatrique. Le praticien a ainsi déclaré : « C’est enseigné aux internes dès leur arrivée dans mon service. Ils n’ont pas le droit de prescrire de la Cordarone par intraveineuse ». Le Parisien remarque que « cet éminent professeur affirme qu’un protocole, mentionnant la posologie de la Cordarone à utiliser uniquement en présence d’un senior, était affiché dans son service. Or, l’enquête a montré que ce document a été apposé après la mort du petit Samuel ». Le journal note qu’« il y a d’autres zones d’ombre », relevant que « la commission de discipline, qui n’a au final pas sanctionné l’interne, a elle aussi relevé des «anomalies dans la chaîne de décisions» ». « Dysfonctionnements du service, défauts de formation et d’encadrement : partie civile et défense pointent la part de responsabilité présumée de l’AP-HP. Mais cette dernière n’a pas été poursuive », continue le quotidien. Le Parisien indique que « la procureure a requis 1 an de prison avec sursis contre l’interne ».
    En savoir plus sur la Cordarone (Amiodarone)

  • 28/06/07
  • » Incontinence : les succès de la thérapie cellulaire

    Martine Perez remarque dans Le Figaro que « si les travaux de médecins autrichiens publiés dans The Lancet sont confirmés, ils devraient ouvrir la voie à une nouvelle stratégie complètement innovante pour la prise en charge de l'incontinence urinaire ».
    La journaliste explique que « les médecins ont recruté dans le service d'urologie [de l'université médicale d'Innsbruck] 63 femmes atteintes d'une incontinence urinaire importante, 42 d'entre elles étant prêtes à se soumettre à un essai de thérapie cellulaire, 21 à de simples injections de collagène dans l'urètre, injections proposées par certains comme un traitement potentiel ».
    Martine Perez indique que « pour les 42 volontaires du groupe «thérapie cellulaire», un petit prélèvement musculaire effectué au niveau de l'avant-bras, a été mis en culture pour produire après manipulations biologiques, des myoblastes et des fibroblastes purifiés. Puis, cette préparation a été injectée par voie urétrale, en une quinzaine de zones du sphincter ».
    La journaliste constate que « les résultats […] sont franchement positifs. Après une année, 38 des femmes ayant bénéficié de la thérapie cellulaire (soit 90 %) étaient devenues continentes et n'avaient plus besoin de protection, 3 présentaient une amélioration notable et 1, seulement une faible régression des troubles. Pour les 21 patientes traitées avec le collagène, deux seulement étaient guéries après le traitement ».
    Martine Perez relève en outre que « l'épaisseur du muscle urétral s'est accrue de 59 % et sa contractilité de 269 % avec la thérapie cellulaire contre respectivement 9 % et 15 % lors des injections de collagène ».
    « Ces résultats exceptionnels se confirment 3 ans après les injections, tout comme la bonne tolérance de cette thérapie. En revanche, le collagène apparaît sans réel intérêt dans cette pathologie », continue la journaliste.
    Martine Perez cite Giacomo Novara et Walter Artibani (université de Padoue), qui écrivent dans un éditorial du Lancet que « si l'intérêt de cette procédure se confirme, elle devrait constituer une des plus importantes innovations en urologie depuis la mise au point au début des années 1980 de la lithotripsie extracorporelle pour détruire par voie externe, les calculs rénaux ».
    La journaliste rappelle que « près de 30 % [des Françaises] seraient touchées [par l’incontinence urinaire] à un moment ou l'autre de leur existence, notamment après les accouchements, mais environ 5 % en souffrent de manière chronique, le plus souvent après la ménopause ».

  • 4/04/07
  • » Création d'une valve cardiaque à partir de cellules souches

    Le Monde
    Jean-Yves Nau indique dans Le Monde que « le quotidien britannique The Guardian a annoncé qu'une équipe médicale et scientifique multidisciplinaire [au sein du Harefield Hospital de Londres] était parvenue à créer in vitro une valve cardiaque à partir de cellules souches issues de la moelle osseuse ».
    Le journaliste ajoute que « cette première mondiale ne serait qu'une étape vers la création, par les mêmes voies biotechnologiques, d'un organe cardiaque à la fois complet et battant ».
    Jean-Yves Nau note que « cette annonce spectaculaire ne fait malheureusement pas, pour l'heure, référence à une publication qui permettrait de juger de sa crédibilité ».
    « Elle est toutefois publiquement cautionnée par Sir Magdi Yacoub, un des spécialistes internationalement reconnus dans le domaine de la chirurgie cardiologique », continue le journaliste.
    Jean-Yves Nau remarque ainsi que « Sir Yacoub annonce que les premiers essais expérimentaux à partir de cette valve seront menés sur des animaux dès cette année. Il pronostique que si ces essais se révélaient positifs, de telles valves prothétiques cardiaques pourraient être greffées sur l'homme avant la fin de cette décennie ».
    Le journaliste observe que « si elle devait être confirmée, cette annonce serait de première importance ».
    Jean-Yves Nau rappelle en effet que « pour l'heure, les techniques issues de la mise en culture et de la différenciation des cellules souches n'ont permis que la création in vitro de tissus humains de nature tendineuse, cartilagineuse ou encore similaire à ceux constituant la vessie ».
    Le journaliste conclut cependant qu’« en dépit des enthousiasmes publics du Pr Yacoub, tout indique que de nombreux obstacles devront encore être surmontés avant qu'un coeur complet né de cellules souches humaines colonisant une matrice inerte parvienne à prolonger la vie d'un être humain ».

  • 28 /03/07
  • » Vrais-faux jumeaux : la fin d'un dogme

    « La découverte de vrais faux jumeaux ébranle certains acquis en matière de reproduction »
    Le Monde
    Jean-Yves Nau indique dans Le Monde qu’« un dogme de la physiologie de la reproduction humaine vient d'être brisé, avec la découverte de jumeaux qui ne sont ni tout à fait "vrais" ni tout à fait "faux" ».
    Le journaliste note en effet qu’« une anomalie [sexuelle] a permis de constater que deux enfants étaient nés de la fécondation d'un seul ovocyte par deux spermatozoïdes. Un phénomène encore jamais mis en évidence ».
    Jean-Yves Nau précise que « signés de Mikhail Golubovsky (Duke University, Durham, Caroline du nord), Vivienne Souter (Banner Good Samaritan Medical Center, Phoenix, Arizona) et David Bonthron (Université de Leeds, Royaume-Uni), les détails de cette découverte sont publiés dans la revue Journal of Human Genetics ».
    Le journaliste explique que les deux jumeaux « sont tous deux dotés des mêmes gènes hérités de leur mère, via l'ovocyte dont ils sont issus. En revanche, des différences existent quant aux gènes hérités de leur père ».
    Jean-Yves Nau remarque que « pour Vivienne Souter, spécialiste de génétique, une seule hypothèse peut ici être envisagée : ces jumeaux "semi-identiques" sont issus de la fécondation simultanée d'un même ovocyte par deux spermatozoïdes, avant la duplication de l'ovocyte doublement fécondé et le développement de deux embryons ».
    Le journaliste constate que « cette découverte soulève de nombreuses questions et remet en cause un acquis tenu pour fondamental : l'impossibilité d'observer dans l'espèce humaine le phénomène de polyspermie ».
    Jean-Yves Nau s’interroge : « Comment comprendre que les obstacles à la polyspermie puissent être contournés sans nuire au développement ultérieur des embryons et des foetus ? ».
    Le journaliste cite Mikhail Golubovsky, qui indique qu’« il y a encore une série d'éléments qui ne sont pas éclaircis dans la génétique des jumeaux et de la gémellité. Nous devons conserver les yeux ouverts et nous attendre, dans ce domaine, à d'autres situations inhabituelles ».

  • 27/03/07
  • » Transmission épigénétique des effets induits par les perturbateurs endocriniens

    Le Figaro note que « certains produits chimiques présents dans l'environnement peuvent provoquer des modifications de la reproduction », et qu’« une nouvelle sorte de perturbations commence à être mise en évidence ».
    « Elles n'ont pas d'impact visible sur le génome, mais sont néanmoins transmises à la descendance. Les troubles sont dus à des anomalies du fonctionnement génétique lui-même et de la régulation d'expression des gènes. On parle de perturbations épigénétiques », précise le quotidien.
    Le Figaro fait savoir que « 2 équipes américaines, conduites par Michael Skinner de l'université de l'État de Washington, viennent de mettre en évidence ces mécanismes invisibles mais pourtant bien réels (PNAS, 26 mars 2007) ».
    Le journal explique que « les chercheurs ont montré que la descendance masculine de rats exposés in utero à un fongicide d'utilisation courante, la vinclozoline, est évitée par les femelles qui préfèrent copuler avec les mâles dont leurs arrière-grands-pères n'ont pas été contaminés ».
    Le quotidien rappelle que « la vinclozoline est interdite en Europe depuis décembre 2006. Cette substance active contient un composé ayant des effets antiandrogènes, autrement dit qui annulent les effets de la testotérone ».
    Le Figaro estime que ces résultats « ne vont pas manquer de susciter des réactions », ajoutant que « la toxicologie épigénétique n'a sûrement pas fini de susciter l'intérêt ».

  • 10/06/06
  • » Œstrogènes et cancer du sein

    Le Monde fait savoir brièvement que « selon une étude américaine publiée dans Archives of Internal Medicine et menée sur 29 000 femmes hystérectomisées, l’usage d’oestrogènes, pendant au moins 15 ans, pour soulager les symptômes de la ménopause augmenterait le risque de développer un cancer du sein ».

  • 18/05/05
  • » Préférence sexuelle : le rôle du nez

    La question de savoir si les humains réagissent aux phéromones a fait débat pendant longtemps au sein de la communauté scientifique. Il y a cinq ans des chercheurs américains ont annoncé avoir localisé un gène qui, selon eux, prouverait que le récepteur aux phéromones se trouve dans le nez. Une équipe de chercheurs suédois a voulu vérifier si l’exposition à certaines de ces molécules induirait chez les sujets l’activation de certaines zones du cerveau permettant ainsi de valider cette hypothèse. Les résultats obtenus les ont étonnés : en présence d'une substance dérivée d'une hormone sexuelle mâle, le cerveau des homosexuels réagit apparemment de la même façon que ceux des femmes.

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  • 13/05/05
  • » Un nouveau facteur prédictif de mort subite

    Les modifications de la fréquence cardiaque pendant l’effort et la récupération après l’effort sont médiées par l’équilibre entre l’activité sympathique et vagale. Puisque des altérations du contrôle neurovégétatif de la fonction cardiaque contribuent au risque de mort subite, une équipe franco-italienne a voulu tester l’hypothèse selon laquelle chez les personnes apparemment en bonne santé, une mort subite est plus susceptible de se produire en présence de profils anormaux de la fréquence cardiaque pendant l’effort et la récupération. Les résultats de cette étude viennent d’être publiés dans la dernière édition du New England Journal of Medicine.
    Article original à

     

  • 21/03/05

    * « Des généticiens lèvent un coin du voile sur le chromosome X »

    Le Monde, L'Express numéro 2803
    Jean-Yves Nau indique dans Le Monde que « la biologie moléculaire vient de franchir une nouvelle et importante étape dans l'identification et la caractérisation des différences existant entre les sexes masculin et féminin ».
    Le journaliste explique en effet qu’« une équipe de 285 généticiens, œuvrant dans 21 institutions européennes et américaines, annoncent dans Nature avoir réussi la première analyse complète du chromosome humain X ».
    Jean-Yves Nau précise ainsi que « les auteurs de cette publication expliquent notamment être parvenus à réaliser le séquençage de 99,3 % des 1 098 gènes présents au sein du chromosome X. La revue Nature publie, d'autre part, une étude […] portant sur le caractère "activé" on non de ces mêmes gènes du chromosome X », ajoute le journaliste.
    L'Express se penche aussi sur cette découverte. Le magazine retient que « le chromosome X, que [les femmes] possèdent en double, se révèle très riche en gènes inactivés. Un précieux potentiel », note L’Express.
    L’hebdomadaire indique en effet que cette inactivation de gènes « peut protéger la femme contre certaines des pathologies (myopathie, hémophilie, retards mentaux) liées à des anomalies du chromosome X ».

  • 17/02/05 (intérêt de la formation permanente indépendante)

    » L'Agence du médicament épinglée » Le Figaro, Le Parisien, Les Echos

    Jean-Michel Bader fait savoir dans Le Figaro que « l'Office parlementaire des choix scientifiques et technologiques a rendu public hier son rapport sur les agences de sécurités sanitaires. Si l'Agence de sécurité sanitaire des aliments est plutôt bon élève, une fois de plus l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé en prend pour son grade : rôle ambigu des experts, sources inappropriées de financements, rapports flous avec les industriels et les tutelles, crises de confiance du public après les scandales du Vioxx ® et de la Cérivastatine ® », remarque le journaliste.
    Jean-Michel Bader cite le rapporteur du texte, Claude Saulnier, sénateur des Côtes-d'Armor, qui écrit : « Le vrai problème, c'est que les décisions de retrait des médicaments viennent de l'extérieur. Avec le retrait mondial brutal du Vioxx ®, c'est la réalité qui rattrape toute l'approche administrative du médicament. Il me semble que nous sommes face à une crise majeure. […] Il manque clairement un arbre décisionnel permettant d'aider la prise de décision lorsqu'un niveau de risque est atteint. […] La bienveillance des réseaux universitaires entre eux, qu'il s'agisse des experts des laboratoires ou des experts des agences, fait véritablement problème ».
    Jean-Michel Bader ajoute qu’« à l'unanimité, les membres de l'Opecst ont voté pour une proposition de mission d'enquête pour rétablir la transparence et la confiance du public dans l'Afssaps ».
    Le Figaro livre en outre la réaction du directeur de l'Afssaps, Jean Marimbert, qui « se défend » et déclare entre autres : « C'est une vue de l'esprit de penser que l'on peut avoir des experts vierges, comme des vestales ! L'innovation thérapeutique naît essentiellement au sein d'entreprises privées ou en partenariat entre des structures publiques de soins et de recherche et des structures privées. La sécurité sanitaire ne gagnerait pas à s'appuyer uniquement sur des experts exempts de tout lien avec l'industrie mais aussi largement coupés du dernier état des connaissances scientifiques ou technologiques ».
    Les Echos remarquent également que ce rapport parlementaire « critique l’évaluation des médicaments ». Le journal retient notamment que l'Opecst « recommande de renforcer la capacité d’expertise scientifique de l’Afssaps, où le nombre et l’indépendance des scientifiques actuels ne suffiraient plus, en particulier en toxicologie. Il s’agirait de créer une haute autorité, […] qui définirait les règles déontologiques de l’expertise et les ferait appliquer ».
    Les Echos notent que « l’objectif est de prévenir une crise de confiance de la population dans le médicament ». Le journal remarque en outre que Claude Saulnier « déplore que la formation continue des médecins ne soit pas obligatoire mais se déroule en pratique auprès des laboratoires pharmaceutiques ».
    Le Parisien se penche aussi sur ces « grosses failles dans le contrôle des médicaments ». Le quotidien note, entre autres, que « ce sont les laboratoires qui contrôlent, de fait, l'information des médecins sur les nouveaux médicaments. «Il y a 110 000 médecins pour 23 000 visiteurs médicaux, rappelle le sénateur Claude Saulnier. Ce qui veut dire un commercial pour quatre ou cinq médecins». Les autorités sanitaires, qui n'ont pas de tels moyens, laissent, de fait, le champ libre », remarque Le Parisien.

 

  • 8/02/05
  • > Prison avec sursis pour un médecin après la mort d’une patiente
    La Croix, Libération
    (de l'intérêt de bien connaître l'anatomie)

    La Croix annonce brièvement que « le tribunal correctionnel de Montpellier a condamné hier un chirurgien de Castelnau-le-Lez (Hérault) à 6 mois d’emprisonnement avec sursis après le décès d’une patiente ». Le quotidien ajoute que « le praticien devra verser 93 000 euros de dommages et intérêts à la famille de la victime ».
    La Croix explique que la patiente était « hospitalisée pour l’ablation d’un ganglion dans le cou », mais que « le chirurgien s’est trompé en ligaturant la carotide au lieu de l’artère thyroïdienne, ce qui a conduit à un manque d’oxygénation du cerveau ».

  • 22/9/04
  • * Cancer: des chiens renifleurs de tumeurs J. M.-B.
    Edition du Figaro, Sciences et santé [24 septembre 2004]

    La nouvelle réjouira trente millions d'amis des chiens : une étude savante parfaitement sérieuse, à paraître demain dans le British Medical Journal (BMJ), établit la preuve que des chiens peuvent identifier à l'odeur les patients atteints de cancers. Ces chiens de races très diverses (épagneul nain continental, cockers, batards) sont capables de reconnaître en la reniflant l'odeur de l'urine des sujets atteints d'un cancer de la vessie.

    En savoir plus...

  • 26/11/03

    * The Hyperpolarization-Activated HCN1 Channel Is Important for Motor Learning and Neuronal Integration by Cerebellar Purkinje Cells, by M.F. Nolan, G. Malleret, K.H. Lee, E. Gibbs, J.T. Dudman, B. Santoro, D. Yin, R.F. Thompson, S.A. Siegelbaum, E.R. Kandel, and A. Morozov. Cell, Vol 115, 551-564, 26 November 2003

    HCN channels, known as pacemakers, have been well characterized in the heart.  Here, Nolan et al. show that mice deficient for the neuronal HCN1 channel exhibit profound learning deficits in motor behaviors, especially those involving rapid, repeated, and coordinated movements.  Also, HCN1 is shown to be important for history-independent integration of inputs to cerebellar Purkinje neurons.  These neurons are critically involved in plasticity needed for motor learning, so the results suggest that the nonsynaptic integrative function of the channel could have a role in learning.

    Pour plus d'informations,

     

  • 14/11/03

* Prospects for Biodiversity, by Martin Jenkins

Assuming no radical transformation in human behavior, we can expect important changes in biodiversity and ecosystem services by 2050. A considerable number of species extinctions will have taken place. Existing large blocks of tropical forest will be much reduced and fragmented, but temperate forests and some tropical forests will be stable or increasing in area, although the latter will be biotically impoverished. Marine ecosystems will be very different from today's, with few large marine predators, and freshwater biodiversity will be severely reduced almost everywhere. These changes will not, in themselves, threaten the survival of humans as a species.

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  • 29/09/03
  • * Clonage des premiers rats par l'INRA et GenOway

    Le modèle "rat" a toujours servi la recherche en physiologie et en pharmacologie/thérapeutique. De nombreuses données sont disponibles sur cette espèce mais jusqu'alors, il était impossible de combiner ces connaissances avec les outils de trangénèse : personne n'a jamais pu isoler de cellules souches embryonnaires chez le Rat, limitant ainsi les possibilités de mutagenèse dirigée dans cette espèce. L'intérêt de la mutagenèse ciblée chez le Rat tiendrait en partie à la possibilité de créer des modèles de maladies humaines en vue de cribler et tester des molécules thérapeutiques innovantes. Le clonage permet de réimplanter dans un ovocyte énucléé le noyau modifié d'une cellule somatique. Cette technique éprouvée va donc permettre de développer des modèles à façon, au delà des lignées de mutations au hasard spontanées ou induites.

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